Il arrive souvent que le premier opus d’un jeu passe quelque peu inaperçu. Pourtant, les développeurs, encouragés par une poignée de fidèles (et défendant becs et ongles leur projet devant les éditeurs), poursuivent dans la voie qu’ils ont tracée. Ce fut le cas pour Warcraft par exemple. Le premier n’a pas connu un gros succès à la différence du 2, quant au troisième… Ce fut un raz de marée. Et bien pour Ground Control, c’est un peu la même chose. Le premier du nom n’a pas cartonné malgré son potentiel. La suite, Operation Exodus, s’annonce comme phénoménale. Le jeu n’est pas prévu avant juin mais la version beta permet de se faire une idée relativement bonne de ce que sera le jeu.
L’histoire :
Opération Exodus prend place 300 ans après le premier épisode. Nous sommes donc en 2741 et la guerre n’a toujours pas cessé depuis la chute de la Crayven Corporation et de l’Ordre de la Nouvelle Aube. L’empereur, aidé de son bras droit, Vlaana Azleea (la bonne quoi, et sans mauvais jeu de mot :p), tente de reprendre en main toutes les colonies mais certaines refusent la domination des Terrans et frondent. Les résistants sont réunis sous la bannière de l’Alliance de l’Etoile du Nord (NSA ou AEN). Pour jouer les troubles fêtes, du moins si on les embête, le rôle échoit aux Virons.
Le jeu :
Là, on touche à l’originalité du titre. En effet, GIIC diffère du traditionnel STR dans lequel la gestion de la base, et des ressources, est primordiale. Ici, point de fer, d’or, de pierre ou de cristaux. Point de bâtiments à construire, point d’améliorations pour les troupes. Hum, de quoi être sceptique… Et pourtant ! Les Suédois de Massive ont misé sur la gestion des points d’acquisition, AP. Comment ça marche ? Les AP permettent d’acheter des unités mais aussi d’améliorer le vaisseau-mère qui livre les troupes mais on va y revenir. Les AP se gagnent en combattant et en contrôlant des points stratégiques, nommés VL (Victory Location). Ces VL sont disséminés sur la carte et il suffit qu’une unité soit proche pour en prendre le contrôle. Ce sont donc ces points qu’il faut gérer. Un peu à la manière des Nordiques dans AOM, plus de combats sont menés, plus de ressources (AP) sont disponibles pour former une armée.
Les troupes ne sont pas améliorables mais elles ont généralement deux modes de combats, permettant de faire face à un maximum de situation. Par ailleurs, toutes les unités gagnent de l’expérience au combat ce qui les rend très précieuses au bout d’un certain moment.
Les troupes ne sont pas produites à partir d’un bâtiment, elles sont déposées sur la base (LZ, Landing Zone) par un vaisseau-mère, le dropship. Il suffit de commander les renforts désirés, en fonction des AP disponibles. La livraison se fait en moins de 48H chrono surtout si le dropship est amélioré (seule unité du jeu améliorable). En effet le joueur a la possibilité de renforcer son armure, ses armes, sa vitesse, sa capacité de transport ou encore ses réserves de fuel pour rester sur le champ de bataille plus longtemps. Le dropship est un élément essentiel du jeu. Il sert non seulement à livrer des troupes mais il peut également apporter son soutien lors des batailles et même partir en reconnaissance.
Au-delà des propres pouvoirs des unités, chaque camp a la possibilité de faire appel à des pouvoirs spéciaux. En contre partie de nombreux AP, on pourra ainsi provoquer un bombardement lourd sur une zone précise ou bien répandre un brouillard de guerre, pratique pour dissimuler sa stratégie.
Les races :
Avec les camps disponibles on retombe dans le classique du STR puisque c’est entre trois races que l’on pourra choisir son camp.
La NSA (ou AEN pour Alliance de l’Etoile du Nord) tout d’abord qui lutte contre l’impérialisme des Terrans. Leurs unités ne sont pas les plus avancées technologiquement mais elles sont très mobiles. Les Terrans sont en quelque sorte les méchants du jeu, c’est un peu comme l’Empire, à l’époque de Dark Vador, dans Star Wars. Leur force réside dans la technologie de pointe, basée sur les armes à plasma. Dernière race mais non des moindres, les Virons. On pourrait presque les comparer aux Zergs de Starcraft. Ils ressemblent à de gros insectes. Les Virons ont la particularité de pouvoir donner naissance à une nouvelle unité en fusionnant deux unités de base, de même type. Un peu comme les Protoss…
Un peu de pratique :
Qu’en est-il du jeu en lui-même ? Au niveau visuel, le jeu est somptueux. Le moteur permet une liberté totale de la caméra sur les champs de bataille. Il est si performant que l’on peut faire des gros plans sur les visages des guerriers ou bien avoir une large vision aérienne de l’environnement. Les décors sont splendides et variés. Les combats se font autant sur de grandes cartes dégagées que sur des cartes plus petites mais dans un décor urbain, favorisant ainsi les escarmouches.
A priori, deux modes de jeu seront disponibles sur internet. Le « drop in » qui permettra de rejoindre une partie en cours ou le « synchro start » permettant de commencer une partie en même temps que les autres joueurs. Le serveur offre également un système de classement pour ces deux modes de jeu.
Ce n’est qu’une version beta mais pour l’instant les unités répondent plutôt mal aux ordres donnés. En effet, il est fréquent qu’une unité fassent plusieurs tours sur elle-même avant de trouver le bon chemin. Lorsque l’on sélectionne un groupe, il arrive que certaines unités restent en retrait ou mettent du temps à réagir. La surface de collision des sprites est également trop large. Espérons que ces petits défauts seront corrigés dans la version finale car ils pourraient réellement nuire à la qualité de l’œuvre.
Au final les impressions sur ce jeu sont plutôt positives. Il s’agira d’un jeu de stratégie orienté action puisque la gestion est quasi inexistante ce qui pourra en rebuter certains. Le relief et les éléments de décor ne sont pas là que pour faire joli car d’un sommet la vision est plus large et à l’abri dans un immeuble on souffre moins des tirs ennemis. Je ne saurai que trop le conseiller pour tous les fans qui attendent, notamment, la sortie de Warhammer 40K !