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Warhammer 40 000 : Dawn of War |
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Attendu déjà depuis quelques mois, le jeu de stratégie temps réel reprenant l’univers conçu par Games WorkShop dans Warhammer va sortir sous peu. La version du jeu qui m’a permis de faire cet article est une version preview délivrée par l’éditeur THQ.

bombardement spatial
- Diversité des camps -
De la même façon que dans Warcraft III, les 4 camps (Spaces Marines, Orcs, Eldars ou Chaos) sont extrêmement différents aussi bien dans leurs aspects que dans la manière de jouer. En effet, chaque race a ses propres unités. Mais le système est poussé plus loin que dans le STR de Blizzard.
Tout d’abord parce que les orcs ont une ressource supplémentaire par exemple (voir paragraphe suivant).
Mais aussi, pour la population. Comme dans Age of Empires, ou Warcraft, il faut augmenter sa capacité de population au fil de la partie pour avoir une armée plus grande. Dans Warhammer 40 000, il y a deux types de population bien distinct : l’infanterie et les véhicules.
Les spaces marines et le chaos augmentent leur population avec des améliorations à lancer dans le bâtiment principal. Les orcs, quant à eux, doivent ériger des tours (bâtiments défensifs). Tandis que du côté des eldars, ce sont des portes des étoiles (bâtiments productifs) qui augmentent la capacité maximale de leur population.

Les marines sont attaqués ! Une bonne tourelle de défense
est une tourelle morte
- Ressources -
J’entreprends de construire ma base et, question importante, où sont donc les ressources ? Zut, pas de mines d’or, pas de tibérium ni de métal.
Il y a deux types de ressources (et une de plus pour les Orcs) :
- L’énergie que l’on génère grâce à des réacteurs. Deux types de réacteurs par camp : des petits réacteurs que l’on peut construire dans notre base mais en nombre limité. Et un plus gros réacteur qui peut être bâti à certains rares emplacements bien précis sur la carte.
- La « Requisition ressource » qui, elle, se récolte sur les points stratégiques de la carte ainsi que les reliques (voir paragraphe suivant).
- Enfin la dernière ressource, destinée aux orcs, se nomme « Orc Ressource » et augmente naturellement en développant sa base et en construisant des tours (War banner).
l'Army painter un robot orc prêt à en découdre
- Points de contrôle -
A la manière d’un Sudden Strike, la carte de jeu est parsemée de point de contrôle dont la capture est vitale, il y en a 4 types :
- Point Stratégique. Ce point, dès qu’il est en notre possession, produit la « requisition ressource ». La construction d’un poste de défense sur ce point nous permet tout d’abord, comme son nom l’indique, de défendre la zone avec divers armements mais aussi d’améliorer le rendement des ressources qu’il génère.
- Point critique. Il donne davantage de ressources que le point stratégique mais on ne peut construire de poste dessus. Par conséquent il est plus facile de le prendre à son adversaire.
- Relique. La possession d’une relique permet la construction des unités les plus puissantes du jeu. Les reliques sont donc nécessaires pour une victoire écrasante mais elles sont plus rares que les points stratégiques et les batailles pour leur contrôle sont nombreuses. La relique fournit également un peu de « requisition ressource » et on peut la défendre avec un poste de la même façon que le point stratégique.
- Slag Deposit. Il permet de construire un gros générateur d’énergie à son emplacement.

Un tir Eldar La tempête électrique des Eldars
- Unités spéciales -
Comme dans Total Annihilation avec le commander ou le krogoth, ou encore comme dans Warcraft III avec les héros, Warhammer propose des unités beaucoup plus puissantes que les autres. Ce sont les commanders et les unités uniques.
- Les commanders sont des sortes de héros qui donnent du moral et du punch à vos troupes. En plus d’être plus fort que les unités classiques, ils possèdent des aptitudes diverses et variées. Cela va de la désactivation d’un véhicule par un héro orc au bombardement orbital des spaces marines en passant par la tempête électrique des eldars. Vous avez un ou deux héros par camp. On peut avoir qu’un héro de chaque type actif en même temps, comme dans Warcraft III.
- Les unités uniques sont des unités impressionnantes à l’écran mais avant tout puissantes. Leur construction, en plus d’être lente et onéreuse, requiert la capture d’une relique par vos troupes. De plus, comme son nom l’indique, un joueur ne peut avoir qu’une unité de ce type à la fois.

Les troupes Orcs Un robot Eldar
- Upgrades (améliorations) disponibles -
Comme dans beaucoup de jeux de stratégie, les améliorations sont diverses et variées. Certaines sont indispensables pour bâtir bâtiments et unités avancés. Tandis que d’autres sont destinées à améliorer l’armement des unités. L’originalité que nous offre Dawn of War de ce côté-là, ce sont des améliorations directement disponibles sur l’unité qu’on a sélectionné.
Moyennant contribution, lorsque vous sélectionnez une unité, vous pouvez entre autres :
- Pour une infanterie, créer un chef d’escouade donnant du moral à vos troupes.
- Ajouter un ou plusieurs soldats au groupe.
- Former quelques soldats de l’escouade à l’art du lance-flammes ou du sniper.
- Ajouter un canon lourd à un de vos tanks.
- Appliquer un laser à votre robot.
- Et bien d’autres choses encore. Cela dépend de votre camp mais aussi de l’unité.

les meurtières unités surpuissantes
- Graphismes & animations -
Première impression, premier choc : Les graphismes sont bien réussis ; tout en 3D comme c’est la mode actuellement, une liberté de caméra totale, et une multitude d’animations pour chaque unité. Bref, exactement comme la première impression qu’avait eu Argasm lors de la présentation qui lui avait été faite dans les studios de THQ. Des unités qui volent dans tous les sens, des cratères, bref la guerre totale avec de petites pointes d’humour dans ce monde ultra violent. Au menu : un orc qui décapite les ennemis, un robot eldar qui transperce un marine et le jette par-dessus ; le cadavre faisant une course effrénée en rebondissant dans le décor et laissant une traînée de sang. Bref du gore, il faut le savoir, mais avec beaucoup d’humour.
A noter également que l’on peut « peindre » son armée soit même. C'est-à-dire que pour chaque camp, on peut décider de l’insigne et des couleurs des différents éléments qui composent un soldat. Une touche de personnalisation assez sympa qui, en plus du pseudonyme, caractérise le joueur lors de ses parties en ligne.

Lance-flammes Snipers
- Mode solo -
Dans la version de Dawn of War qui m’a été remise, il y a deux missions de la campagne (les missions 1 et 5). Rien d’original sur ce que j’ai pu voir. En effet, pour chacune des missions, un rapide briefing et une mise en scène utilisant le moteur 3D du jeu vous place à la tête de troupe qui doivent d’une façon ou d’une autre, anéantir l’adversaire.
Rassurez-vous, pour les débutants en jeux de stratégie, un tutoriel est disponible pour se familiariser aux concepts de Warhammer 40 000.
Il vous permet de jouer contre un ordinateur considérablement clément, tout en apprenant les rudiments du jeu.
Enfin, pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un abonnement internet, le classique mode bataille vous permettra d’affronter un ou plusieurs adversaires gérés par l’IA sur le champ de bataille de votre choix.
La guerre totale
- Multi joueurs -
Je vais être clair : un vrai régal. C’est là où ce jeu dément prend toute son ampleur. Je vous le dis de suite : c’est le jeu par excellence pour des soirées réseaux entre pots.
Plusieurs possibilités de victoire s’offrent à vous. Notamment le classique match à mort où il faut raser son adversaire jusqu’au dernier bâtiment. Mais aussi la course aux points de contrôle, sachant que celui qui tient la majorité des zones critiques pendant un certain laps de temps gagne la partie.
Cela met vraiment du piment au jeu et de véritables guerres aux enjeux stratégiques variés s’offrent à vous. Le temps qui s’écoule vous met la pression ; et diversions en tout genre sur un point stratégique pour aller capturer une relique sont au menu. Bref, un vrai plaisir de jouer, ce titre est le plus « fun » du moment.
De plus, grâce aux « replays », vous avez la possibilité d’enregistrer et de revoir vos parties les plus délirantes, mais aussi d’apprendre la stratégie des meilleurs ou encore d’analyser vos défaites.
Non non, on est pas sur la lune
- Bande son -
Les musiques permettent, à faible volume, de bien entrer dans l’ambiance. Même après plusieurs parties, nous n’avons pas envie de les couper contrairement à d’autres STR.
Les effets sonores et les voix d’unités sont amusants, se rapprochant de Warcraft III mais avec moins de vocabulaire tout de même.

Les forces du Chaos
- Jouabilité -
Un des points les plus importants pour terminer : Le côté technique du gameplay. Le jeu est facile à prendre en main. Même si vous ne connaissez pas du tout l’univers Warhammer, cela ne fait aucune différence. Les développeurs n’ont rien oublié de crucial, une jouabilité donc qui reprend les principaux points importants des jeux de stratégie, avec, entre autres, les ordres cumulés, les « queues » dans les bâtiments de production ou encore les points de ralliement.
Le pathfinding (calcul du trajet des unités) n’est pas toujours au point. Les unités ne se poussent pas pour faire de la place à un véhicule peu maniable qui veut traverser, ce qui amène à des situations agaçantes.

Ecran de fin de partie
- Conclusion -
Pour terminer, Warhammer 40 000 : Dawn of War est une heureuse surprise. Ce jeu est très fun à jouer et on ne voit pas l’heure passée en multi joueurs. Les multiples options qui s’offrent à nous et les animations aussi violentes qu’amusantes nous immergent dans cet univers un peu « décalé ».
En d’autres termes, que du bon, en attendant la version finale fin septembre qui nous permettra de tester pleinement les campagnes du mode solo tout en vous donnant des avis définitifs sur les quelques zones d’ombres : les crashs aléatoires du jeu et les quelques problèmes de pathfinding.
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